Un élément patrimonial de l’histoire funéraire.

Sous son dôme culminant à 27 mètres de haut, le Crématorium de Lyon porte plus d’un siècle d’histoires humaines. Depuis 1913, ce lieu de mémoire accompagne les familles dans l’expression des dernières volontés de leurs défunts.

120 ans d’activité

Parmi les plus anciens de France, le Crématorium de Lyon ouvre ses portes en 1913, à la suite de la loi novatrice de 1887 autorisant la crémation. Aujourd’hui encore, ce joyau patrimonial offre aux familles un équipement et des services essentiels à l’accomplissement des dernières volontés des défunts.

La saviez-vous ?

La décision avant-gardiste de construire, en 1907, un crématorium dans le nouveau
cimetière de La Guillotière est prise par Édouard Herriot, alors récemment élu maire de Lyon. Celui-ci reprend à son compte une idée de l’hygiéniste Victor Augagneur, son prédécesseur à la tête de la ville.

Un bâtiment signé Etienne Curny

L’architecte lyonnais Étienne Curny est à l’origine des plans du Crématorium. Il a imaginé le dôme couvert d’ardoises et surmonté d’un lanternon d’inspiration italienne, ainsi que les élévations monumentales et les fines sculptures. Le bâtiment est reconnu aujourd’hui pour son architecture contemporaine remarquable

Une renaissance en trois temps.

Grâce à un chantier engagé depuis mars 2025 par la Ville de Lyon et la société publique Le Service Funéraire, le dôme d’ardoise, le lanternon et les façades du Crématorium retrouveront bientôt leur lustre d’antan.

1. Restauration complexe du dôme

Sous ce parapluie blanc, les artisans effectuent un travail d’orfèvre. Ils ont traité les structures métalliques de la charpente contre la corrosion. Deux niveaux de platelage sont aussi posés, épousant le galbe du dôme. Sur cette structure, les artisans déposent une par une les nouvelles ardoises, taillées à la main, venant étancher et décorer le dôme.

2. Rénovation du lanternon

Après avoir démonté complètement la couverture en zinc du lanternon, structure présente au-dessus du dôme, les pièces endommagées, en bois et en métal, sont remplacées ou consolidées. Cette phase de restauration préserve le caractère d’origine tout en assurant la solidité de l’ensemble. Une nouvelle couverture en zinc naturel, pliée manuellement, est façonnée sur mesure.

3. Ravalement de la façade

L’intégralité des façades bénéficie d’un gommage à basse pression révélant la teinte claire du matériau d’origine. Les éléments les plus dégradés sont retirés avant d’être remplacés à l’identique par des blocs façonnés par des tailleurs de pierre à partir des roches aux caractères similaires à celle d’origine, résistantes au gel.

Le chantier marque la fin d’un cycle de mise à niveau des équipements funéraires de Lyon. Ce programme d’investissement de 6 millions d’euros a aussi permis la création d’un ossuaire et d’un jardin du souvenir au cimetière de Loyasse.

Laurent Bosetti, adjoint au maire de la Ville de Lyon et président du Service Funéraire – Pompes Funèbres publiques de l’agglomération Lyonnaise